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SCIENCES DIVERSES

VOICI LES POINTS ABORDES ICI

Rats: Robots du futur.
Le génome en partie décodé.
Le rat sauveteur.
Le rat mutant.
Un rat cloné.
Des rats paraplégiques remarchent.
Des rats anti-mines.
Une bonne nouvelle pour nos ratous.

RATS: ROBOTS DU FUTUR

Des chercheurs sont parvenus à créer un robot rat, qui selon eux possède toutes les capacités d'un vrai animal. Le robot sait comment éviter les dangers qu'il rencontre, comment aller d'un endroit à un autre, sélectionner et planifier des actions… En résumé, ce robot-rat est complètement autonome, grâce à des programmes informatiques fortement inspirés de certaines structures nerveuses d'un vrai rat.

Une citation pour réfléchir:
J-A MEYER: "Il est passablement utopique de chercher tout de suite à construire un robot à l'image de l'homme. En effet, sans prétention, nous sommes quand même le fruit de 3,5 milliards d'années d'évolution ! Alors, au lieu de vouloir copier directement notre intelligence et nos modes de raisonnement, l'approche «animat» permet de s'intéresser aux simples capacités de survie des animaux qui nous ont précédé." Ah modestie, quand tu nous tiens...

Pour plus de détails, rendez-vous ici.

Prototype d'un robot-rat
Prototype d'un robot-rat

LE GÉNOME EN PARTIE DÉCODÉ

Après l'homme en 2000 et la souris en 2002, le rat est le troisième mammifère à être ainsi décodé en 2004.
D'après les premiers résultats, le génome de ce rongeur serait légèrement plus grand que celui de la souris et 5% plus petit que le nôtre. Il contiendrait entre 25.000 et 30.000 gènes. Les chercheurs estiment que le rat partagerait près de 90% de ses gènes avec l'homme.
La connaissance de ce génome devrait permettre de mieux cibler les traitements pour lutter contre certaines pathologies touchant l'être humain.

LE RAT SAUVETEUR

Les rats pourraient aider les sauveteurs à localiser les victimes dans des décombres. Pour cela, pas besoin de dresseurs: des électrodes implantées dans le cerveau et un système de transmission remplace les échanges qu'un maître développent avec son chien.
Des chercheurs ont implanté des électrodes dans différentes zones cérébrales du rat (liées à l'olfaction, au mouvement ou à la récompense). Ils ont entraîné le rongeur à reconnaître l'odeur d'un être humain ou d'explosifs puis ils ont identifié l'activité cérébrale propre à cette reconnaissance.
Ces signaux doivent ensuite être télétransmis à l'équipe de contrôle grâce à un petit émetteur/récepteur attaché au dos du rongeur. Le joueur de flûte de Hammlin disposait-il d'un de ces émetteurs/récepteurs?

LE RAT MUTANT

Un rat génétiquement modifié a pour la première fois été créé par des scientifiques américains afin d'aider la recherche médicale sur le cancer.
Une équipe de l'université de Wisconsin-Madison a injecté directement chez le mâle un composant qui altère l'ADN du rat. Ces rats se sont reproduits et les chercheurs ont passé au crible le patrimoine génétique de leur descendance. Ils ont ainsi obtenu une lignée dont les gènes BRCA1 et BRCA2 sont mutés. Chez la femme, des mutations sur ces gènes sont impliquées dans les cancers du sein.
Cette technique a cependant ses limites : elle ne permet pas d'insérer ou de supprimer un gène mais seulement de les altérer au hasard.

UN RAT CLONÉ

Indispensable compagnon du chercheur, modèle incontournable pour la recherche médicale, le rat résistait au clonage par transfert de cellules somatiques, la technique qui permet d'obtenir un nouvel individu à partir de la cellule d'un animal adulte. L'équipe dirigée par Jean-Paul Renard, de l'INRA, a pour la première fois réussi à cloner des rats.
A partir de 129 embryons de rats clonés implantés chez deux femelles, les chercheurs ont obtenu une gestation. Sur les trois rejetons mâles un est mort quelques heures après la naissance, les deux autres se sont développés normalement et ont eux-même donné naissance à une lignée de rats normaux. D'autres lignées ont ensuite été obtenues à partir de deux femelles clonées.
Pour la recherche biomédicale, le rat est souvent le modèle le plus proche de l'homme pour étudier les maladies ou tester les médicaments. Maîtriser le clonage du rat permettra de créer des modèles transgéniques adaptés aux recherches, comme cela est déjà fait avec la souris.

Embryon de rat cloné
Embryon de rat cloné

DES RATS PARAPLÉGIQUES REMARCHENT

Leur convalescence a duré entre trois et sept mois. Les 9 rats dont la moelle épinière avait été complètement sectionnée se sont mis à grimper aux barreaux de leur cage et à marcher... Bref, ils ont récupéré l'usage de leurs pattes arrières, en même temps que leurs sensations. Certes, il ne s'agit pas véritablement d'une première. En 1996, d'autres rats avaient remarché après la section de leur moelle épinière. Mais il s'agissait alors d'une marche réflexe, provoquée par des stimuli externes. Ici, elle est volontaire.
La technique de l'équipe du Dr Almudena Ramon-Cueto consiste à greffer, au niveau de la lésion, des cellules du bulbe olfactif des rats. Ces cellules, dite gliales, ont la particularité de favoriser la repousse des axones, des filaments qui font le lien entre les cellules nerveuses et qui ont été rompus lors de la section de la moelle. Ainsi, les connexions nerveuses se rétablissent et le rat recouvre l'usage de ses pattes.
Aussi prometteuse soit-elle, cette technique doit encore faire ses preuves : notre appareil olfactif étant beaucoup moins développé que celui des rats, on pourrait craindre en effet que ces cellules gliales ne puissent pas proliférer suffisamment pour être cultivées et greffées chez l'homme.

DES RATS ANTI-MINES

En Afrique, des rats géants sont recrutés pour les opérations de déminage.
Dotés d'un très bon flair, ils repèrent facilement les odeurs de poudre des mines antipersonnel ou antichar et leur faible poids ne risque pas d'activer les détonateurs.
Sur 300 animaux formés depuis trois ans au Mozambique par un organisme de recherche belge et l'Université agricole de Sokoine, une douzaine sont déjà opérationnels.
Cliquez ici pour en savoir plus.

Un rat démineur
Un rat démineur

UNE BONNE NOUVELLE POUR NOS RATTOUS

Les rats de laboratoire pourraient bientôt être exemptés de tests de toxicité. C'est l'une des principales révélations du génome du rat. Bien qu'il ait 90% de gènes en commun avec l'homme, il s'en distingue par quelques points.
Il posséde beaucoup plus de gènes capables de lutter contre les agents toxiques notamment, ce qui ne le rend plus vraiment fiable comme agent testeur. Et, plus généralement, un génome beaucoup plus divers que le nôtre, et ayant évolué trois fois plus vite. Une explication par l'ADN de l'étonnante capacité d'adaptation dont fait preuve le rat.